penn ar bed, errance en noir et blanc

dimanche

Et la grande tombe des marins était tout près, mouvante, dévorante, battant les falaises de ses mêmes coups sourds. Une nuit ou l'autre, il faudrait être pris là-dedans, s'y débattre, au milieu de la frénésie des choses noires et glacées : _ ils le savaient... 
                                 Pierre Loti          
la ligne était courbe

dimanche

Te 'oa aze, te 'oa an hein, ar vravañ
O, yao ! Douzh an daoulin d'an daoulagad
Te dija.

Ha ma c'hellfen, ha ma c'hellfen
Da lavaret a rafen
An holl gerioù, ar re gaerañ
E kreiz holl yezhoù mab-den
Met ne gavfen ket 'ne' memestra
Kaer awalc'h evidout-te
N'eus ger ebet, n'eus ger ken
'Vit lar' ma c'harantez.

Te oa 'tiskouez livadurioù glas 'n arzour gresian,
Gwelet 'm eus nemet oabl da sell ledan,
Karet ar vamm hag ar verc'h o vout ennout-te,
Kalon wirion ma c'harantez.



                                                                                                  Te, Alan Stivell
et rêver d'autres horizons...

lundi

une belle surprise ce soir....

qui n'est pas très "pen ar bed" mais, un tres grand merci à Compétence Photo, à Gérald Vidamment, Christine Rogala et Hélène Jayet pour avoir sélectionné ce portrait.Trés heureuse et touchée de me retrouver accrochée au mur aux milieux de tous ces portraits si émouvants.
  



a ton étoile

dimanche

J'ai retrouvé Quimper où sont nés mes quinze premiers ans
Et je n'ai pas retrouvé mes larmes.
Jadis quand j'approchais les faubourgs blancs
Je pleurais jusqu'à me voiler les arbres.
Cette fois tout est laid, l'arbre est maigre et nain vert
Je viens en étranger parmi des pierres
Mes amis de Paris que j'aime, à qui je dois
D'avoir su faire des livres gâtent les bois
En entraînant ailleurs loin des pins maigres ma pensée
Heureuse et triste aussi d'être entraînée
Plutôt je suis de marbre et rien ne rentre. C'est l'amour
De l'art qui m'a fait moi-même si lourd
Que je ne pleure plus quand je traverse mon pays
Je suis un inconnu, j'ai peur d'être haï
Ces gens nouveaux qui m'ignorent, je crois qu'ils me haïssent
Et je n'ai plus d'amour pour eux, c'est un supplice.
Mille regrets 


                                    Max Jacob
le joug

dimanche

En écrivant cela, je pense aux ciels que je vois de ma fenêtre, ciels d'étain, ciels chagrins, ciels céruléens, ciels rutilants, ciels floconneux, ciels d'alléluias, ciels de batailles navales, ciels de naufrages, ciels au cœur lourd, ciels édredons, ciels coups de clairon, oui, je pense à tous ces ciels de la baie d'Audierne qui aspirent ma mélancolie et s'illuminent de tous les bonheurs de demain.

                                 Hervé Jaouen
l'enfant des dunes

dimanche


« Le ciel est immense. Des stries de nuages s'y balancent doucement comme les sillons des vagues sur la face de la mer» 


                                     Anatole Le Braz
cidre en devenir


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